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-+Déménagement
598 days ago
Le sablier de printemps a pris fin et je vais retourner à ma vie quotidienne, quoique souvent je n’aie pas été loin de la vérité dans mes ptits textes. Heureusement que Samantdi a laissé quelques commentaires, ça fait toujours plaisir ! Ce jeu donne en tout cas une leçon d’humilité : que de talents…     Je n’ai pas bien élucidé le système des commentaires de ce blog : je croyais qu’il était possible de commenter et de laisser son adresse de blog même si l’on n’est pas sur msn/windows live etc. Or j’ai bien l’impression que non, il faut que je fasse des essais. Quoiqu’il en soit je suis en train de déménager, mais comme je ne me sens pas de créer mon nom de domaine, je vais m’enrôler quelque part… Je vous dis ça bientôt !    Edit : effectivement on ne peut laisser de commentaires hors windows live... c'est vraiment dommage... la suite se déroulera donc par là ! (C'est encore en chantier...)
-+Repartir à l'aventure
601 days ago
Je ne sais pas où il est, je ne sais pas qui a eu cette brillante idée ni qui a pris la photo, mais si je savais où le trouver, j’y courrais derechef. Pour le voir encore une fois, et peut-être même le toucher.    Avec lui j'ai vécu de douces heures salées d'embruns et des tempêtes effrayantes, j'ai vu des levers de soleil ultramarins (et "me suis baigné[e] dans le Poème de la mer, infusé d'astres, et lactescent") et de lourds nuages noirs... J'ai été sidérée de tant de beauté et malade à ne plus désirer que le calme et l'immobilité. Il m'a appris à composer avec le vent et à trouver mon cap, grâce à lui j'ai découvert que le chemin le plus court n'est pas toujours d'aller tout droit. Je me suis parfois blessée à son contact et j'en garde encore une petite cicatrice que je chéris comme mes souvenirs.    C'était il y a quatorze ans, et pour les vacances c'était mon bateau.    Je ne sais pas où il est, je ne sais pas qui a eu l'idée de ces voiles rouges ni qui a pris la ...
-+Une amorce, deux idées...
602 days ago
Notez, je vous prie, que j’aurais résisté longtemps avant de finalement céder sur un malheureux coup de tête hier soir dimanche, aux alentours de minuit.    J’ai pris la voiture et je suis allée chez lui. Je suis arrivée à deux heures, épuisée. J’ai arrêté le moteur et je suis restée à contempler la maison noire sans oser sortir. J’ai pleuré, un peu, et puis je l’ai attendu. J’ai fini par m’endormir, transie, et c’est lui qui m’a réveillée. J’étais triste et fatiguée, il m’a accueillie sans un mot, m’a ouvert ses bras. On a pris le petit-déjeuner chez lui et je suis repartie, pleurant sans plus m’arrêter. Et me revoilà devant mon écran comme si ces trois derniers mois n’avaient pas existé. Je suis entrée dans cette histoire toute entière, comme toujours, en sachant qu’il n’y avait rien de certain, que des possibles. Mais s’il n’y avait qu’une petite chance qu’on partage un moment notre chemin… Ce fut un moment, un si court moment.        Notez, je vous prie, que ...
-+Têtue, moi ?
603 days ago
Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais...    J’ai cessé de toujours vouloir disparaître aux yeux des autres, d’avoir peur des remarques cinglant une quelconque marque d’originalité. J’ai parfois marché dans la rue le sourire aux lèvres et bouillonnant d’une joie incompressible, le nez en l’air pour regarder les fenêtres et le ciel. Ce que l’on ne voit jamais de la ville. De ma fenêtre à moi je regardais les gens ; pas un ne levait le regard.    J’ai voulu choisir mon chemin, et personne ne m’en a empêchée. Il faut dire que j’ai suivi le chemin de la raison, comme toujours, les études, « un bon travail ». Mais j’ai appris à décider seule, à me demander ce que je faisais là avant de trouver qu’en fait ce n’est pas la ...
-+A quoi se résume parfois l'humanité
604 days ago
L'humanité se divise en deux camps bien distincts que tout oppose irrémédiablement. La ligne de fracture passe très précisément au milieu de la table de ma salle à manger... D’un côté celui qui boit du café, de l’autre celle qui préfère le lait. D’un côté la mécanique, de l’autre la cuisine (quel cliché !). Celle qui à l’idée de partir est déjà heureuse et celui qui est inquiet pour ce qu’il va laisser. Celui qui se lève la nuit et celle qui dort le jour. Celui qui est dehors et celle qui peut passer des journées entières devant l’ordinateur. Droitier et gauchère. Avec ou sans pain, couteau, ciseaux. La terre et l’eau, la chaleur et le froid, le calme et la tempête... Quelle complémentarité !   Participation très égoïste au sablier du printemps , amorce 7, tirée du Monolecte d'Agnès Maillard , " Dualité " . Cette amorce nous est due à Agaagla.
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