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2 days ago
* tu es une forêt un méandre de fusain la brume déchire les glissements chuintent bronzes et cuivres doux dentelures dont le sol crépite invisible des échos le métal très loin un miroitement de verre un peu plus de silence dessine ta main sur un chêne te semble irréelle la part de toi qui court et hurle la pante abrupte la montagne regarde tes yeux de loup
10 days ago
des sons ruissellent sous les fagots d'enfances nous préparons des feux chaque branche promet l'embrassement * longe une sente étroite et haute entre chaque heure les épines disent le futur sur ta peau * comme les minutes griffent ta poitrine leurs minuscules dents atisent mon désir * assise dans l'écorce l'humide parfum des rousseurs me fume la buée j'aspire je ne peux qu'aspirer
15 days ago
15 novembre : - (re modelage) dans l'effritement et sa lenteur d'arme glisse et chuinte une presque tristesse ombrage à allongement des signes une vasque au miroir tremblant soudain entre grises griffures qu'illuminent changeantes un balancement souples pervenches d'entre les lèvres bleuies ne pâlissent nulle plainte que les ramures brillantes de l'éclat fugace mais certain d'un roulement d'encolure et comme la bête s'étire et plonge au remuant ébroué des ondes s'élabore l'entonnement se murmure la charge pleine des nuées gronde tremble alors l'étendue que sauvages des ruts ravagent à l'enjambement s'ouvre et suspend à l'instant le saut du jour l'arbre couché ne relève son corps roué des fouets et morsures mille saisons accourent vêtues d'élythres de fougères et de cristal ...
16 days ago
en chaque pétale demeure un tressaillement offert par la brise demeure la sève bue à même le sol où tu marches offert à cette brise embrassant des soies et tes soifs que rien n'abuse ni embrasement de ciel ou brasier cuisant d'un baiser mais demeure offert au tressaillement du soir où mon sourire persiste
17 days ago
* irréversible les veines sont des pièges à loups un vertige les os tendent les oiseaux s'ouvrent dans la poitrine refuge l'iris une église le geste juste et je trouve mes mains pleines de forêts



