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95 days ago
DEUXIEME CHAPITRE : L’HUMAIN, L’HUMANITE ET L’HUMANISME PREMIERE SECTION : L’HUMAIN En guise d’introduction de notre recherche sur la définition de l’humain et de l’humanité nous avons été amené à lire des études sur la genèse de Choses humaines, trop humaines, d’un colloque sur « Nietzsche, Philosophie de l’esprit libre », sous la direction de Paolo D’Iorio et d’Olivier Ponton. Olivier Ponton dans sa conférence sur « Les esprits libres sont les ‘dieux à la vie facile’ écrit que Nietzsche s’efforce de repérer les différentes stratégies auxquelles les hommes ont recours pour se rendre la vie plus facile [1] . Notre commentateur de poursuivre en disant que l’homme ne peut vivre sans se rendre la vie supportable, donc sans avoir recours à des procédés d’allégement de la vie. Mais cela ne définit pas ce qu’est l’humain. L’introduction de l’ouvrage de Peter Pütz est beaucoup plus explicite. Pour cet auteur, l’humainement universel est au centre des ...
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Pourtant, l’humanité a déjà vu périr bien des puissances organisatrices [1] . Il semble que pour Nietzsche, il n’y ait pas de harmonie préétablie entre l’avancement de la vérité et le bien de l’humanité [2] . En outre, elle emploie sans ménagement tous les individus comme combustible pour chauffer ses grandes machines [3] . Nietzsche semble à la fin tenté de diviser l’humanité en une minorité (une minimalité) d’hommes qui savent faire de peu beaucoup, et une majorité de ceux qui savent faire de beaucoup fort peu [4] . Il suggère que l’humanité peut, dès maintenant, faire d’elle-même tout ce qu’elle veut [5] . Surtout que, pour lui, une bonne partie de l’humanité tend vers la génialité. C’est vers cette humanité supérieure que Nietzsche veut tous nous amener. Son signe supérieur est cette humanité dans l’amitié et dans la maîtrise [6] . Celui qui considère l’humanité comme un troupeau et ...
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DEUXIEME SECTION : L’HUMANITE A côté de toute l’histoire de la civilisation, « la conception d’un dieu en devenir se dévoile, selon les termes de Nietzsche, de plus en plus dans les métamorphoses et les destinées de l’humanité [1] . » L’humanité, poursuit-il, est belle [2] . Elle a en outre de puissantes sources de force [3] . L’ensemble de l’humanité a tendance à la génialité [4] . Nietzsche parle aussi d’humanité future [5] . Nietzsche emploie l’expression ordinaire « la marche générale de l’humanité [6] . » Il fait remarquer que l’humanité peut fort bien périr et dessécher avant le temps, par la folie des moyens [7] . Dans Aurore, Nietzsche nous apprend que « le chemin que prend l’humanité doit servir à prouver sa majesté et sa nature divine [8] . » Mais, pense-t-il, il n’en est rien. Car au bout du chemin se trouve l’urne funéraire du ...
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TROISIEME SECTION : L’HUMANISME PREMIERE SOUS-SECTION : DEFINITION DE L’HUMANISME L’entrée du mot « humanisme » dans la langue française date de l’année 1882, où il est homologué au Supplément du Littré sous cette double acception : « 1) la culture des humanités ; 2) une théorie philosophique qui rattache les développements historiques de l’humanité elle-même ». L’humanisme implique d’abord la transformabilité de la nature humaine, qui s’oppose à l’irrémédiabilité du péché originel. L’homme est prioritairement un animal qui se fait lui-même, et créer, c’est se créer soi-même. L’humanisme est aussi cette croyance qui affirme que l’homme a un but parce qu’il est son propre but. C’est une quête de soi de l’homme qui fixe sa temporalité propre. Cette notion philosophique d’humanisme, selon Jean-Louis Dumas, [1] semble devoir trouver son sens au carrefour de deux lignes de signification : d’une part en effet, l’humanisme qualifie spécifiquement un ...
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TROISIEME CHAPITRE : LE SURHOMME PREMIERE SECTION : LA NOTION DE SURHOMME Une remarque importante s’impose d’entrée de jeu : Nietzsche parle du surhomme dans une seule de ses œuvres avant le Zarathoustra. Il s’agit du Gai Savoir. En effet, écrit-il : « L’invention de dieux, de héros, de toutes sortes de surhommes [1] … » Ce terme « surhommes » se dit en allemand die Übermenschen, au pluriel et au singulier des Übermensch. Certains auteurs comme Albert traduisent « surhumain », alors que l’usage en France a retenu le terme « surhomme ». Dans la récente traduction italienne de Bäumler, Übermensch est rendu, non par le traditionnel « superuomo »(surhomme), mais par « sovrauomo » (archi-homme). Notons aussi la traduction chère à Vattimo d’ « oltreuomo »(outre-homme) C’est une des premières apparitions du terme « surhomme » chez Nietzsche, si l’on fait abstraction d’une formule essentiellement politique dans Humain ...



