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-+Claire tout net s'en va pas vraiment, non.
727 days ago
La perspective de fermer cet "ici" me mettait la tête à l'envers et le coeur dans les chaussettes. Donc non. Les mots se font rares car le temps avance à grandes enjambée dans ses bottes en caoutchouc rouge piment. Mais les phrases restent debout tout de même. Et peu importe que les mots trop rapides n'aient aucun sens, tant pis si je n'écris que pour entendre le tac tac de mes doigts sur le clavier. Parce que tapoter sur ces touches en plastique, c'est me couper un instant du monde. Du droit. De la prépa'. Des bruits de moteur s'agrippant à la vie de dehors. Des cris des autres humains.     Oui, mais comme le temps avance à grandes enjambées dans ses bottes en cuir [ il a changé depuis tout à l'heure ], et que je ne peux le rattraper même en hélant des taxis, je déménage. C'est un autre "ici", enfin un "là bas", où les mots sont plus courts, mais pour aujourd'hui, plus moi. C'est un ailleurs tout noir mais rempli de lumière. Et c'est toujours ...
-+Trois petits points
766 days ago
Mon espace perso' est sur pause. Je ne suis pas sûre de le remettre sur play un jour. J'ai besoin de temps, pour faire le point. Pour tout dire. J'adore le droit. Ma prépa' est trés sympa. Mes profs sont géniaux. Et les cours passionnants. Mais c'est moi qui ne cadre pas. Ou qui ne veut pas cadrer, ce qui revient au même. Je continue à passer sur vos blogs.
-+Come back
793 days ago
Le temps s'est remis en marche. Tic, tac, tic. Mes pieds ont retrouvé le rythme, tout seuls. J'y suis enfin. J'y suis, déjà. Le matin, lorsque les premiers rayons du soleil rasent les bancs couverts de tags du forum des Halles, lorsque mes pas, couleur orange fluo, résonnent sur les pavés de la capitale, j'ai envie d'y croire. La vie se déroule d'elle même devant mes paupières grandes ouvertes, se déroule à travers le picotement acide du froid sur le bout de mes mains, le bout de mes doigts. Le temps file de nouveau devant moi, trop vite, et je tends mes bras, toujours trop courts pour le retenir.     J'ai posé une main fraîche sur le front de mes doutes, de mes peurs, de mes demi-tours et de mes deux pieds collés à la glue sur la même dalle depuis trop longtemps. Le matin, je me regarde bien en face, dans le mirroir, bien en face de ces doutes, de ces peurs, et de ces demi tours. Je les apprend et je les défie de reprendre la place qu'ils ont occupée ces derniers temps. ...
-+Parce que parfois, cela arrive
819 days ago
Poser un à un mes orteils sur le sol glacé Puis baisser les yeux Observer mes pieds sur le parquet Les voir frémir, encore engourdis de chaleur De sommeil Avoir la tête vide Être simplement concentrée sur cette vision Instant de non sens C'est cela, le bonheur Courir dans les vagues Avoir les cheveux salés, emmelés, abimés Faire la planche et clore les paupières Juste Savourer le simple fait d'être ici Là-bas Se faire tomber et se donner des coups Se battre contre l'océan Donner des coups de poings et laisser choir la colère sur le sable C'est cela le bonheur Retrouver mes cinq ans Les ai-je vraiment quittés ? Construire des châteaux de sable Creuser des bassins Et puis s'inventer des histoires De roi réduisant les délais pour la construction de l'escalier au milles marches Croire que le palais de sable, fragile, durera cent ans ...
-+Les tresses par terre
869 days ago
Chaque matin, je détourne les yeux de mon miroir, je passe rapidement à autre chose, pour ne pas voir. J'ai osé me regarder dans mon miroir. Je n'ai pas aimé ce que j'y ai vu. Je savais avancer, marcher en oubliant que la route est semée d'embûches, je ne suis plus que défiance, méfiance et portes fermés. Alors, je préfère parfois marcher à reculons sur le chemin de la vie. J'ai également remarqué ma colère. De cette rage qui aveugle, de cette fureur qui étouffe. J'ai observé ma rancoeur, ma haine. Je me suis vue comme je n'aurais jamais voulu me voir. Je suis d'un goût amer, mon reflet est acide. Je ne suis plus que la moûe de l'enfant dégouté par la boue sur ses mains. Je ne me suis pas reconnue en cette personne cynique, haineuse, et arrêtée sur le chemin. J'ai vu tout ce que je n'étais plus. Evaporée, ma foi en la vie, mon évermeillement de chaque instant. Recouvert de poussière mes sourires aux anges. Electrocutée mon énergie. Dans mon psyché, j'ai découvert mon abandon de toutes ...
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