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163 days ago
Souvenirs d'amours éternels qui n'ont peut-être jamais existé, ombre furtive, effacée par le coucher du soleil. La nuit s'est abattue de ses sombres pensées sur tes tendres espoirs, les arbres ont frissonné de tristesse. Tu allais vivre. L'atmosphère raffraîchie par la rosée de larmes a chassé la colombe vers des cieux plus cléments. Le bonheur s'est enfui avant d'avoir été. Lâche, il a eu peur de tes regrets brûlants égarés entre la cheminée et la table de la salle à manger. Faible, il a abandonné son coeur sur le bas-côté espérant sauver sa raison. Les miettes d'une histoire à laquelle tu n'avais pas le droit traînent avec toi comme dans la journée. Les questions et les larmes nocturnes sont les fidèles compagnons des heures passées à douter du destin. Une photo brûle encore dans les flammes d'un feu qui semblait de paille. Son visage se carbonise loin de faire disparaître véritablement le bonheur volatilisé. Son sourire de papier déformé par la ...
231 days ago
Un jour, tu l'as laissée partir, tu l'as regardée s'éloigner, te quitter, son coeur au vent, si fière, les yeux sans larme. Un jour, elle a quitté la poussière du non-dit et s'est envolée vers un autre rêve. Un jour où tu n'imaginais pas que ce serait la dernière fois, une de ces journées d'hésitations où tu ne savais pas, qu'une valise aurait raison de toi. Un jour où tu as oublié que la force de son soutien ne tenait qu'à ce fil d'or. Un jour où tu n'as pas compris que son amour ne supporterait plus tes doutes, tes comparaisons meurtrières. Un jour, tu as brisé ton destin, tu as blessé l'oiseau et tué ses espérances d'un mot. Un jour, où tu voulais fuir loin de toi, loin des choix, tu as assassiné son ombre. Un jour tu as effacé ce bonheur qu'elle avait dessiné de son sourire. Un jour où tu n'as pensé qu`à toi dans ce jardin asséché, auprès de la rose assoiffée. Un jour, tu as étouffé sa joie et usé ses toujours. Un jour tu aurais dû crier que c'était elle au ...
260 days ago
Des nuits à compter les minutes, des nuits à compter les barreaux, des jours à compter les nuits. Des jours à effacer, une vie pour oublier. Injuste horreur de la privation de liberté, infime compensation de l'avoir retrouvée. Parler pour ne pas perdre ses mots, raconter pour se souvenir, crier pour être sûr qu'on est encore vivant, survivre à l'enlèvement de son corps et à l'ensevelissement de son âme. Quand toutes les pensées d'autrefois, du temps où il faisait bon chanter, se bousculent et qu'il fait noir du soir au matin, le seul à se soucier de vous, c'est votre geôlier, il vous détache alors que vous vous attachez à lui. La récompense ultime, ce quignon de pain sec, cette soupe amère qui se transforme en punition à peine avalés. Demain. On se surprend à fermer les yeux, à imaginer l'arbre majestueux, le chat qui gambade, la mouche bruyante et gourmande sur le pot de ce miel si doux qu'on a jamais pu terminer, à rêver de la vie que l'on manque dehors, à l'amour ...
295 days ago
J’ai toujours su que c’était toi et si je ne t’avais pas rencontré, je t’aurais inventé ! Tu te promènes dans mes journées ensoleillées, tu marches pas à pas dans ma vie. Si j’avais cru au bonheur, j’aurais chanté ton nom, j’aurais crié par la fenêtre de ma vie jusqu’à ce que tu entendes l’écho te répéter sans cesse que je suis sur cette terre pour toi. J’avais écrit mon existence avant de t’aimer et tu étais le héros de mes rêves éveillés. Tu es ma destinée. Voir ton regard me remplit et me vide tout à la fois lorsque tu es si loin de moi. J’ai mal avec toi alors que j’ai mal sans toi. Tes absences rythment en silence la cadence de mes souffrances. Je te connais depuis que mon cœur est né et je te reconnais depuis que j’existe. Mon évidence, tu es pourtant là près de moi, si parfait, comme si je t’avais dessiné, comme si je t’avais raconté. Tu sors de cette graphie, des paroles faites de toi s’envolent vers la liberté. Une photo ...
311 days ago
Ne plus penser à toi, mon Prince si charmant, si tendre et généreux, plus vrai que dans mes rêves exaltés, plus réel que dans tous les contes de fées. Laisser tomber la réalité qui n'existe plus, ne pas attendre le messie qui est déjà venu, croire alors aux bonnes nouvelles, se laisser aller au bonheur avec confiance, penser que la vie est belle et regarder dans le miroir un visage enfin heureux et toi auprès de moi. Frôlant ton regard, je m'y perds libre et consentante, jamais le même chemin mais toujours le même guide. La conquête d'une terre acquise aux caprices de notre destinée commande le sacrifice de deux âmes esseulées. Tous les jours vaquer à ses occupations, musique, peinture, écrire les constances de ta vie, les circonstances de ma vie. Une déchirure pourtant, la souffrance en silence de ton absence alors que tu es là. Mon coeur est si douloureux quand pourtant tu ne résistes plus. La blessure à vif c'est ce partage encore manqué, ce temps passé à le ...



