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-+"Post-sionisme" ou la fin des consensus
893 days ago
ARTICLES Par Ilan GREILSAMMER   ...Pour comprendre la problématique du conflit ‘religieux et laïcs’, il faut retourner aux origines d’Israël, au 19e siècle, lorsque le sionisme politique s’est développé. Il est un fait, qu’il faut toujours rappeler, que l’attitude générale du monde rabbinique et religieux a été dans l’ensemble extrêmement hostile au projet sioniste. Il ne faut pas refaire l’histoire, comme le font certains. Le monde des rabbins, des sages de la torah, qu’il s’agisse des admorim hassidiques ou du courant qu’il lui avait été opposé le courant des mitnagdim, des lithuaniens, ce monde de la torah et des grandes yeshivot, ce monde qui représentait l’essentiel du monde religieux, a vu d’une façon (et le mot négatif n’est pas assez fort) hostile la naissance du sionisme. Les raisons sont de trois ordres : 1. Une raison d’ordre théologique ; selon laquelle la fin de l’exil et le retour en terre d’Israël n’aurait lieu que lorsque Dieu le ...
-+Entre rupture et continuité, le choix impossible du Sionisme
893 days ago
ARTICLES Par Nicolas ZOMERSZTAJN   ......A cette dialectique de la normalité et de la révolution, se superpose celle de la continuité et de la rupture avec le passé juif. A l’instar des nombreux mouvements nationaux apparus dans le courant du XIXe siècle, le sionisme s’interroge longuement sur sa place dans l’histoire de son peuple. En dépit de la rupture radicale avec les siècles de vie juive en diaspora qu’il préconise vivement, le sionisme saisit très tôt les problèmes qu’un tel processus peut engendrer s’il est mené à la lettre. En effet, ne ruine-t-il pas sa légitimité historique à l’égard des Juifs s’il rompt complètement avec le judaïsme et le passé juif ? Cette interrogation ne cessera d’accompagner la réflexion des théoriciens du sionisme et alimentera de nombreux débats animés au sein de ce mouvement. C’est la raison pour laquelle, à l’exception notoire de Théodore Herzl, fondateur du sionisme politique, aucun sioniste ne fera table rase du passé. ...
-+Emmanuel LEVINAS
938 days ago
ILS ONT DIT...      « L’important dans l’Etat d’Israël ne consiste pas dans la réalisation d’une antique promesse, ni dans le début qu’il marquerait d’une ère de sécurité matérielle – Problématique hélas ! – mais dans l’occasion enfin offerte d’accomplir la loi sociale du judaïsme. Le peuple juif était avide de sa terre et de son Etat non pas à cause de l’indépendance sans contenu qu’il en attendait enfin commencer. Jusqu’à présent, il accomplissait des commandements ; il s’est forgé plus tard un art et une littérature, mais toutes ces œuvres où il s’exprimait demeurent comme les essais d’une très longue jeunesse. Enfin arrive l’heure du chef–d’œuvre. C’était tout de même horrible d’être le seul peuple qui se définisse par une doctrine de justice et le seul qui ne puisse l’appliquer… la pratique de la justice justifiait la présence sur une terre… » Emmanuel Lévinas (Philosophe français d'origine lituanienne, in  Difficile liberté page ...
-+Haim HAZAZ
949 days ago
ILS ONT DIT...      « Le Sionisme et le Judaïsme ne sont pas la même chose, mais bien deux choses distinctes l’une de l’autre - il n’y a aucun doute, deux choses qui se contredisent l’une l’autre. Quand on ne peut pas être Juif, on devient Sioniste. Le Sionisme émerge des ruines du Judaïsme, à l'heure où le peuple s’épuise... Une chose est sûre, le Sionisme n'est pas une continuité - ce n’est pas non plus un remède à la maladie. Il déracine et détruit. Au contraire, il détourne le peuple, le défie, va à l’encontre de sa volonté et de son esprit, le vide, le déracine et l'abandonne pour un autre chemin, vers un but éloigné et précis, lui et une poignée d’homme à sa tête, la graine d'une autre nation ! Attention : ni nouveau ni renouvelé, mais différent. Celui qui pense autrement, soit il se trompe soit il se ment. » Haim Hazaz (Écrivain, un des fondateurs de la pensée sioniste - Éditorial de Haaretz "Musaf" Elul 5703 ...
-+Tom SEGEV
949 days ago
ILS ONT DIT...      « Le mouvement sioniste était un mouvement laïc. Il a donné une définition séculière à l'identité du juif. Le Juif est un peuple, comme tout les peuples en Europe. Le sionisme, lui, est né du mouvement nationaliste européen, et n’a donc aucune place en lui pour le juif orthodoxe. Le mouvement sioniste a rivalisé avec la religion, il s’est même considéré comme son opposant, parce qu'il a donné une nouvelle définition au judaïsme. Selon celle-ci, un juif pourrait même être un athée. En cela, il s'est vu comme un adversaire, et les premières luttes du mouvement sioniste n’étaient pas externes, mais internes. On a dû convaincre les juifs de croire au sionisme, et le plus grand rival du sionisme était donc le Judaïsme Orthodoxe. » Tom Segev (Historien, écrivain et éditorialiste au quotidien Haaretz)
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