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922 days ago
Fincher, gosse élévé à l'école du clip, à qui l'on a souvent reproché d'être trop stylé, signe, avec Zodiac, son History of Violence à lui. Tout comme Carpenter, Zodiac marquera assurément un virage profond dans la carrière de Fincher. En effet, après une courte filmographie, à l'attaque sublime mais à la longueur de bouche décevante (Alien 3, sauvetage miraculeux mais qui vieillit mal; Seven, formidable premier vrai millésime; the Game, second cru sympathique mais pas à la hauteur de nos espérances; Panic Room, qui vire au vinaigre; et Fight Club, chef d'oeuvre encore trop jeune que les années sublimeront ). Bref, une filmographie honorable mais, en dessous de ce qu'elle promettait, au point qu'avant la sortie de Fight Club, on aurait pensé que Fincher était, au fond, qu'un garçon trop doué. Zodiac rompt avec ce côté trop adolescent de ces films précédents. Ici, tout est en nuance, en subtilités, du velours ! Certe, la mise en scène impressionne moins souvent, plus ...
1062 days ago
... était cette année encore bien remplie (mais il faut dire que j'avais, bien entendu, été très sage). Le coffret DVD Almodovar, par ce que j'aimes les femmes, le coffret Lars Van Trier, parce que parfois, je suis cruel avec elles. Le texte Quartet d'Heiner Müller, parce qu'il faudra que je vous en parle. Du vin, Des Bienveillantes et une nouvelle plume... Pour mes parents, une soirée dans un cabaret parisiens, pour le plaisir des yeux. Pour ma soeur, une machine a expresso, pour le plaisir des papilles. Pour ma grand-mère diabétique, une grosse boite d'excellents chocolats, car les plaisirs interdits sont les plus plaisants. Joyeux Noël à tous.
1068 days ago
Que tu ais été celui de mes vieux livres de catéchisme ou ce frondeur des quatres évangiles découvert trop tard, que tu ais été celui de Gibson, surhumain portant avec passion et courage nos haines et misères, que tu ais été celui de Pasolini, ce révolutionnaire au visage d'ange, fascinant et troublant, que tu ais été comme celui de Scorcese, humain trop humain, si humain, que tu ais été celui de cette icone, visage souriant, que je regardais en m'ennuyant pendant les interminables messes en Pologne, que tu ais été ce corps malade, verdatre et pourrissant du retable de Grünewald, ou cet autre éclatant de lumière. Que sois celui de Warhol ou de Dürer, un joyeux anniversaire à toi, ce vieux frère avec qui je me suis tant fâché et avec qui, sûrement, je me fâcherai encore.



