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-+CEUX QUI APPARTIENNENT AU MONDE
146 days ago
Eux pensent que le monde leur appartient…peu importe. Des Egos à la langue bien pendue uniquement au service du mensonge. Mais subitement, à la faveur d’une perte, ils l’entendent et font silence ; vertigineuse la vérité ! elle apparait dans une fulgurance. Car très vite l’affreuse musique reprend son tintamarre et recouvre d’une épaisse chape de fantasmes vulgaires l’innommable de leur condition humaine .     Les gens du monde bataillent contre la dépression qui pousse au portillon de leur esprit secoué. Très peu d’amour dans ce monde et plein de gueules ouvertes attendant d’être comblées jusqu’à ras bord.   Suffocant ! ce monde. Il exige que nous paraissions sans perte, sans folie, sans finitude…. Mais elle est partout la perte : c’est elle qui nous fait renoncer à la complétude pour nous ouvrir à la grâce. Elle est partout la folie : c’est elle qui nous fais renoncer au contrôle pour nous ouvrir à l’inspiration et à la ...
-+Le corps du texte...
148 days ago
Je lis un de ces livres dont les pages restent à couper. Je n'ai pas de coupe-papier mais un couteau à viande. Je lis au couteau et découpe le texte comme on découpe la chaire.             Le livre s'appelle"Un livre inutile". L'auteur est du genre à trouver l'immense dans l'infime. Je travaille au couteau à recueillir le plus d'inutile possible.
-+L'ORIGINAIRE...
247 days ago
Chers amis du monde virtuel, ce soir j'y retourne...dans c e pays inquiètant qui m'a vu naître. Depuis quelques temps je n'ai plus peur. Alors je vais tenter une plongée au pays des forêts profondes peuplées de sorcières aux doigts crochus. Là-bas, en teutonie, le pays des contes et du Strudel aux pommes...celui de ma Mère. Difficile de parler de la Mère, ce gouffre sans fond. Toutefois on peut tenter de s'approcher le plus près possible du bord, sans trop se pencher au dessus. La Mère dont je parle ici est loin des représentations clichées de douceur, de moelleux et de nourrissage, mais bien plus près de la folie et de la voracité: une bouche perpétuellement ouverte...hurlante et dévorante.Cris de haine, cris de détresse, mais bien souvent les deux se confondent... Bien sûr, il y eût de l'amour :"je t'aime terriblement" disait-elle; et c'est ce "terriblement" ajouté derrière qui conduisit l'enfant vers l'évasion perpétuelle.       ...
-+Risquer l'inconnu...
261 days ago
Décidément je ne suis pas bien inspirée ces temps-ci. J'ai du mal à entretenir les choses. Par exemple : les plantes, je n'ai jamais su les entretenir; pas une plante n'a pu survivre avec moi. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je ne fais pas d'enfants, car je ne donne pas bien cher de leur vie. L'avantage avec un blog c'est que ça ne crève pas facilement. Alors bon... me revoilà.   La vie professionnelle est épuisante pour quelqu'un qui doute en permanence. Je ne vous l'ai peut-être pas dit , mais je suis une psychologue profondément anarchiste dans l'âme; je n'ai donc ni Dieu ni maître, c'est à dire, personne pour venir confirmer que je fais bien partie des élus ou que j'ai raison dans telle ou telle situation. Alors j'avance vers l'inconnu en m'offrant toutefois quelques points d'appui: échanges avec mes paires, bouquins, supervision... Certes, c'est épuisant de ne pas être dans la certitude, mais ces derniers temps quelques dénouements heureux sont ...
-+MON NOM EST PERSONNE
331 days ago
Parade sociale, prestance, prestation et prestige. Paillette et rutillence des attributs ...avoir quelques attributs qui forcent l'admiration des meutes. Que l'on songe un instant à la violence persécutive qu'est l'admiration des foules pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à une célébrité. Peu importe d'ailleurs de connaître son oeuvre ou sa cause, ce qui compte c'est de pouvoir se frotter à celui dont le prestige est si connu qu'il amène un court instant les projecteurs sur soi. Car l'admiration a son corolaire qui est l'envie ; c'est pourquoi, elle se complique toujours d'un peu de vampirisme. Tout cela n'a donc rien à voir avec l'amour et encore moins avec le respect. Certaines stars ont déjà fait cet amère constat et ont frôlé, pour les plus fragiles d'entres elles, la folie et la dépression.       C'est là aussi le message du génialissime film de Sergio Léone (encore lui): l'admiration que l'on porte à Jack Beauregard ne vient pas d'un superficiel ...
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